LES GROUPES ( 2 ) COLLEGE N.D. DE MONGRE 1928-1934
 
 
La cour des grands se reconnait à certains détails. On n'y court pas, on n'y crie pas. A l'époque de mon père et jusqu'aux années soixante, on s'y habille en homme. L'adolescence était raccourcie autant qu'on pouvait. Le signe de la virilité nouvellement acquise c'était par exemple de fumer la pipe. J'ai dû lire quelque part qu'à cette époque les trois quarts de la population étaient mariés à vingt ans, que les quatre cinquièmes travaillaient à seize ans. J'ai même connu un normand qui reçut dispense du Président de la République à seize ans pour se marier. Il prit un domaine et devint père à dix sept, grand -père à quarante.
 
élèves collège de Mongré. 1932-1933
élèves collège de Mongré. 1932-1933
de la Chapelle-Perret-de Galbert-Rosset-Wattel-Butavand-Satin
Rosset-Satin-de Jubécourt-Butavant-Wattel-de Galbert
collège de Mongré. 1932-1933. élèves en promenade
élèves Mongré. 1933

Satin

Butavand-Rosset-Wattel

Perret-de Galbert

"Marius" et " Le Grand Pierre" (sic)
 
On s'amuse...Mais il y a aussi les "Retraites", les heures de réflexion personnelle, les rassemblements où les discussions sérieuses peuvent commencer.
Passot. Mongré. 1933Kebren.Mongré 1933groupe de réflexion. Père de la Chevasserie Mongré . 1933
Passot, Kebren, groupe vec le P. de la Chevasserie
     
Classe de Philo avec le RP  Varillon. Mongré. 1933.
Avec le P Varillon

Les photos de cette époque communiquent différemment. Elles inspirent confiance,prouvent qu'on était là....Mais en Allemagne, en Italie s'aiguisent et se fourbissent les armes. La moindre n'est pas l'image. Leni Rieffensthal commence le "Triomphe de la Volonté". nous sommes à deux ans des jeux de Berlin, Le Duce lève le menton au balcon du Palais de Venise... Ceux d'ici partiront bientôt, ne reviendront pas ou sortiront entamés par la sale affaire...Ils pouvaient à dix-huit ans croire qu'ils étaient nés au bon endroit. Quelques uns se battront comme des sauvages en 1940... J'en sais un au premier plan, dont j'appris très tard qu'il fut des soixante survivants d'un bataillon de neuf cent chasseurs. Debouts ou sur des civières un colonel de la Wermacht les fit ranger, puis commanda en musique la présentation des armes, ayant dit "Braves soldats français!" D'autres n'eurent pas cet honneur, d'autres firent la Résistance. Mais ni la Résistance ni la Libération ne sont tout à fait la Victoire... Ils firent aussi des enfants et les "trente Glorieuses"...Il se passa bien des choses...

L'ouverture des camps, les charniers, les crématoires, les montagnes de cheveux et de lunettes, l'obscénité sans frein feront désormais partie du monde des images, des marchandises en extase, des corps chargés de logos... des espèces en voie de disparition...

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